Association des Saulières

L'effondrement de 1940

Jalon N°1

 

A partir du 13 mai 1940, la Wehrmacht écrase l’armée française et envahit le pays. Des millions de civils prennent la direction du sud ; c'est l'exode, un chaos indescriptible. Le 17 juin, le maréchal Pétain, qui vient d’être nommé président du Conseil, demande l'armistice, qui, cinq jours plus tard, est signé à Rethondes. Jamais dans son histoire, la France n'a subi un aussi « atroce effondrement » (Marc Bloch). La France est morcelée et amputée. Une frontière, la ligne de démarcation, sépare les deux grandes zones.

 

Le 10 juillet 1940, à Vichy, Philippe Pétain obtient les pleins pouvoirs constitutionnels. Seuls 80 parlementaires votent contre. Parmi eux deux Corréziens, un député, Alexis Jaubert, maire de Larche, et un sénateur, François Labrousse, conseiller municipal, propriétaire d'une maison à Sainte-Féréole.

 

Dès le 11 juillet, un régime autoritaire met fin à la Troisième République, l’Etat français, qui, après la rencontre de Montoire le 24 octobre, choisit la voie de la collaboration. Le «  héros de Verdun  », adulé par une majorité de Français, considère que « cette collaboration doit être sincère.»

Dans le même temps, une politique discriminatoire est appliquée contre les francs-maçons, les communistes et les Juifs, symboles de l’anti-France.

 

 

« Il n’y a plus d’histoire quand on ne cherche plus à comprendre mais seulement à juger et à stigmatiser » (Pierre Laborie).