Association des Saulières

 

Le temps des maquis

Jalon N°4

A partir de février 1943, les premiers réfractaires au Service du travail obligatoire (S.T.O.) cherchent à se cacher pour échapper aux réquisitions, avec la complicité des organisations de Résistance, en particulier Combat. Des réfractaires en provenance de Paris, Roubaix, Toulon, Marseille, Saint-Céré se retrouvent ainsi, dans la forêt des Saulières, en compagnie de Corréziens.

Issus d'horizons sociaux, politiques et religieux divers, ils sont mobilisés autour d'un même idéal, celui de se battre pour libérer le territoire national, chasser l'occupant nazi et rétablir les libertés.

D'un camp de refuge, on va progressivement passer à un camp de maquisards, voués au combat. Des officiers de carrière s'emploient à transformer ces groupes de jeunes, dépourvus de toute expérience de la vie clandestine, en véritables unités combattantes. Sous les ordres du sergent Jean Rouret, alias Le Margis, ils apprennent à manier les armes. Certaines ont été subtilisées aux Allemands par le capitaine Marius Guédin à la caserne Brune de Brive, et d'autres récupérées à la suite d'un parachutage effectué à La Buge, près de Saint-Germain-les-Vergnes (à une dizaine de kilomètres de Sainte-Féréole).

Après les rafles de Juifs durant l’été 1942 et l’invasion de la Zone sud, le Service du travail obligatoire montre la dépendance totale de Vichy à l’égard de l’Allemagne nazie et des forces d’occupation. On se prépare à la lutte clandestine et armée.

 

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